Appel intersyndical à la grève le 5 fevrier

05/02/2019

Pour répondre à l'urgence sociale, la CGT, FO, FSU appellent à la grève le 5 février.

Il est clair que nous vivons une période déterminante pour l avenir des salarié(e)s , retraité(e)s, privé(e)s d'emploi et jeunes. C'est pour cela que tout doit être fait pour réussir la grève du 5 février et essayer partout où c'est possible qu'elle soit reconduite de manière à créer un rapport de forces qui imposera de vraies négociations au gouvernement et au patronat.

Fabrice Lerestif ( Secrétaire général de l'union Départementale FO 35)

Après avoir détruit nos conquêtes sociales une à une , la Macronneuse va tenter de nous casser les reins et répandre davantage un océan de malheur. Ceci n'est une fatalité. On ne va pas laissé faire. On arrête l'indifférence.Combattre la détresse sociale c'est mettre chacun d'entre nous en grève et aussi chacun de nos collègues. Nous n'avons jamais prétendu que cela était facile. Poser le cartable est une nécessité et un devoir de classe.

Soyez toutes et tous vraiment là !La Grève Générale Interprofessionnelle Reconductible est possible et légitime. La construire c'est le travail de nos déléguées-és syndicaux-ales et de nos sections syndicales

Jacques Tallec ( Secrétaire général du SDAS FO 35)

Communiqué de l’intersyndicale :

Depuis de nombreuses années, les politiques menées au service du capital par les gouvernements successifs génèrent de fortes injustices sociales, territoriales et fiscales. Nos organisations n'ont cessé d'alerter les pouvoirs publics, de mobiliser dans les entreprises et les services contre des reformes régressives et pour une autre répartition des richesses produites dans le pays... Gouvernement et patronat sont restés sourds et sont responsables de la crise actuelle.

Ce ne sont pas les mesurettes récentes annoncées par le gouvernement en réponse au mouvement des gilets jaunes qui répondent aux urgences sociales.
Les 57 milliards d'euros versés aux actionnaires des grandes entreprises démontrent l'ampleur des richesses créées par les travailleurs.

Au-delà des mobilisations des citoyen-ne-s depuis de nombreuses semaines, il est indispensable de construire un rapport de force, notamment par la grève, pour imposer au patronat la redistribution des richesses.


Nos organisations appellent les salarié-e-s, les agent-e-s, les jeunes comme les retraité-e-s, les privé-e-s d'emploi à se mobiliser ensemble par la grève et un rassemblement devant le MEDEF à Rennes pour obtenir :

  • une augmentation du Smic, du point d'indice, de tous les salaires et pensions ainsi que des minimas sociaux ;
  • une réforme de la fiscalité : une refonte de l'impôt sur le revenu lui conférant une plus grande progressivité afin d'assurer une plus grande redistribution des richesses et d'alléger le poids de l'impôt indirect (TVA, TICPE) pénalisant les salariés et les ménages, le paiement des impôts en France de grandes sociétés (ex. : GAFA), une imposition plus forte des plus hauts revenus et de la détention de capital ;
  • la suppression des aides publiques aux entreprises (CICE, et exonérations diverses, etc.) qui ne servent ni l'emploi, ni la revalorisation des salaires, ni l'investissement de l'appareil productif et mettent à mal notre protection sociale ;
  • le développement des services publics, partout sur le territoire, en réponse aux besoins de la population, avec des moyens suffisants en personnels non précaires pour un bon exercice de leurs missions ;
  • le respect des libertés publiques tel que le droit de manifester remis en cause par le gouvernement.

L'intersyndicale CGT, FO, FSU appellent à tenir des assemblées générales, sur tous les lieux de travail et dans tous les secteurs professionnels, afin de donner un cadre revendicatif dans les entreprises aux revendications portées par la population, jusque là principalement dans la rue ; pour réussir la grève et le rassemblement devant le MEDEF à Rennes le mardi 5 février 2019 à 11 hetà débattre des suites à construire dans la durée.